ESKANOUIL'
15Oct/1236

 » Tonton fou mero sati oh ! »*

* "Je suis l'ami de Tonton fou (Titouan) !"

En descendant de la jeep, un choix s’impose : que faire de nos bambous ?

Nos deux bâtons légers, souples et résistants nous ont beaucoup aidés, surtout pour la descente. Celui de Seb à été ajusté à la « Anssi » (sorte de serpette-machette népalaise) par un berger du coin et Ashich (le cousin) en a dégoté un joli pour Marjo.

Après une courte réflexion nous les abandonnons auprès d’un grand poteau électrique et montons dans le taxi nous ramenant au quartier touristique de Pokhara : Lake Side. Kalu fait monter Iralal à l’arrière de sa « mountain motor bike » et se faufile rapidement entre les bus, 4x4 et taxi fourmillant dans la grande rue. Le jeune homme des montagnes est heureux, sourire blanc aux lèvres, regard sombre écarquillé et chevelure noire au vent. Nous nous arrêtons devant le « pub » du grand frère de Kalu. Notre grand frère à nous (Kalu) nous installe gracieusement dans la plus haute chambre de l’hôtel voisin puis nous nous rejoignons tous pour boire un coup au pub. Nous arroserons bien la soirée à la bière népalaise et dégusterons un bon dal-bath citadin. Nos amis de la montagne ne sont pas très bavards et Kalu l’est trop, mais on rigole bien !

Le lendemain, direction la ferme de Kalu. Après s’être mis quelques momo’s dans le ventre, nous sortons de la ville en motos. Mais c’est le début de la mousson et la rivière est trop haute pour continuer avec nos engins. Nous endossons nos sacs, cette fois-ci au maximum de leur poids et marchons sur les étroites digues formées par l’immense quadrillage de petites rizières humides. Nous attendons Kalu (parti faire des courses) et Iralal (parti chez le coiffeur) à côté d’une petite fontaine d’eau se déversant continuellement dans l’un des nombreux canaux  en terre du paysage. Des femmes en Kurtas rougeâtres attendent que les hommes aient fini de labourer la parcelle de boue. Deux gros buffles tirent tant bien que mal une petite charrue en bois sur laquelle un homme appuie de tout son poids. L’idée étant de rendre le terrain le plus plat possible pour pouvoir accueillir les pousses de riz. Après le manège des deux gros bovins et de leur conducteur mouillé, les femmes prennent place dans la parcelle en ligne et commencent le repiquage des plants de riz. Les jambes à moitié enfoncées dans la boue elles plantent les tiges une par une dans le liquide en avançant.

Kalu arrive avec Iraral. Notre « p’tit noir » a troqué sa chevelure d’ado-rebelle contre une simple coupe militaire. D’après Kalu, le jeune homme de quinze ans doit maintenant devenir un homme : la coupe était la première étape obligatoire.

Après une forte et courte averse puis un spectacle de grands serpents sauvages en pleine copulation, nous nous mettons en marche. Nous longeons les rizières, escaladons de petits murs de pierres, traversons des ruisseaux, puis une rivière, plusieurs fois. Les sandales trempées et glissantes gênent Seb, celles de Marjo se déchirent. Nous marchons donc une bonne demi-heure pied nus à travers la « jungle » népalaise et atteignons la ferme après une bonne centaine de mètres d’escaliers rocailleux.

La « ferme » est divisée en deux parties : l’une dont Kalu a héritée de son père et l’autre que Kalu loue. Sur la première, Kalu à construit une cabane de bois et de taule pour dormir, une cuisine en terre et une petite bergerie pour ses onze chèvres. En dessous se trouve une bonne centaine d’orangers et la place pour quelques futurs plants de café. De l’autre coté, Kalu loue une maison en terre disposant de pièces pour coucher, d’une « cuisine » et de « toilettes ». Nous nous installons tous dans la seconde partie. Goré (onze ans), le fils adoptif de Kalu nous accueille tout souriant puis part s’occuper du repas. Nandu, un jeune homme de vingt-cinq ans travaille aussi à la ferme. Iralal est le dernier venu de l’équipe et il s’adapte très vite en allant aider son « petit frère » en cuisine.

La philosophie de Kalu est d’aider ses « frères » en leur proposant de se servir de leurs dix doigts. Ainsi, il leur met à leur disposition un habitat, une cuisine, des outils et des parcelles à cultiver. Il leur fournit la nourriture de base (riz et dal) puis supervise. Ses petits frères s’occupent eux d’entretenir la ferme, les parcelles, de cuisiner, faire la vaisselle, sortir les chèvres et récolter les fruits de leur travail (des oranges dans leur cas). Tout le bénéfice produit grâce aux travaux agricoles  leur revient, Kalu ayant ses propres sources de revenu. Ses « petits frères » lui sont très dévoués.

Au Népal chaque personne s’appelle ou se décrit en fonction de son âge avec des appellations familiales. Chez les hommes, petit frère se dit « bhai », grand frère « dai » et grand père « baji ». Chez les femmes, petite sœur « bahini », grande sœur « didi » et grand-mère « bajai » (dans tous les cas le « ai » se prononce « aille »). Peut importe les liens de parenté ou le niveau de connaissance, chaque personnes s’appelle de cette manière et tient à marquer la différence d’âge par respect. Ainsi, pour appeler un serveur qui semble plus âgé que vous, vous dites « dai ». Si vous savez que la personne à exactement le même âge que vous, vous dites « sati » (ce qui veut dire « ami »)

Au-delà de ça, les népalais respectent beaucoup la différence d’âge dans la vie de tous les jours. Ainsi, il est normal de donner sa vaisselle sale à l’un de ses bhai (petits frères) pour qu’il la fasse, mais aussi de laisser la meilleure place près du feu à son dai (grand frère) ou au baji (grand père). Par contre ce rapport est un peu différent entre les hommes et les femmes, une didi (grande sœur) fera très souvent la vaisselle de ses bhai (petits frères)… et aussi avec les étrangers (à qui on offre tout qu’importe l’âge).

Lorsqu’il faut prendre une décision, le plus âgé à raison.

Ce soir là, nous dégustons avec Kalu et ses bhai un bon poulet à la népalaise (c'est-à-dire découpé de la tête au pied à la machette et mijoté au wok avec de nombreux épices et légumes) et le fameux dal-bath.

Nous avions prévu de rester quelques jours à la ferme de Kalu pour nous reposer puis pour aider ce dernier à effectuer quelques travaux agricoles. Mais Kalu est un personnage imprévisible ! Dès le lendemain, il part avec Nandu et Baskot chez l’un de ses amis, à une demi-journée de route et prévoit d’y rester au moins une nuit. Nous restons donc avec les plus jeunes : Ashish, Iralal et le petit Goré. Nous en profitons pour faire une grosse lessive et aller nous baigner à la rivière. On s’amuse à cuisiner avec Goré, à l’observer et à essayer de lui apprendre à faire des crêpes au feu de bois (il les réussira bien mieux que nous). Seb fait une « balade » avec lui : ils foncent tous les deux à travers la jungle pour gravir la petite montagne et atteindre le village d’au dessus. Ils y achètent du Roxy (alcool de mile) pour les grands qu’une dame est entrain de préparer à l’aide d’une grosse marmite. Durant la descente, Goré chante ses chants népalais favoris et indique à Seb telle ou telle plante mangeable.

Nous restons deux jours à attendre Kalu, l’endroit est très paisible mais peu agréable… Contrairement aux dires de Kalu, la ferme regorge de moustiques sanguinaires et autres bestioles urticantes. A cause de la mousson, soit le soleil frappe de toutes ses force sur nos petites têtes, soit il pleut des trombes. Le troisième jour, l’ennui commence à arriver lorsque Kalu revient enfin. Nous décidons alors de retourner à Pokhara pour réellement nous y reposer et prévoir la suite des évènements. Nous promettons à Kalu de revenir l’aider à terrasser un coin de son terrain où il a prévu d’y construire une cuisine et des toilettes.

Cette fois-ci Marjo n’a pas le choix : elle doit porter son sac chargé au maximum pour l’heure et demi de marche qui nous attend à travers les marches en pierres, les herbes hautes et les rivières. Nous arrivons trempés et fatigués à l’arrêt de bus nous ramenant à Lake Side. Les deux chiens de Kalu nous ont suivit presque jusqu’au bout et s’en sont retournés sans aucun problème. Sur le chemin du retour nous croisons l’un des « bhai » de Kalu transportant un écran TV sur la tête. Kalu à prévu d’installer un modeste « home-cinéma » dans sa cabane.

Nous nous installons dans notre petite chambre d’hôtel au lit douillet, à la douche chaude et au ventilateur mural frais. Nous allons manger des sandwiches au fromage et à la tomate. Quelques jours de repos plus tard nous retrouvons Suman, le deuxième contact que nous a donné Titouan. Suman ne perd pas une seconde pour nous inviter au mariage d’un de ses meilleurs amis, à coté de Katmandou. Le surlendemain nous embarquons dans un des mini-tourist-bus à destination de Katmandou. Kamon et Chinese (surnom), deux amis de Suman sont avec nous, ainsi que Melika, une Suisse francophone. Ce genre de transport est contraire à notre éthique mais nous n’avons pas tellement le choix… ainsi, nous payons deux fois le prix d’un bus local pour être entassé dans une boite de sardine fonçant à tombeaux ouvert sur la route sinueuse menant à la capitale. Seb aura même le malheur de faire une de ses crises de transit en pleine route : arrêt immédiat et franche rigolade de l’assemblée !

A Katmandou, la mission est vestimentaire. Marjo réussira tant bien que mal à choisir une Kurtas aux couleurs adéquates et au prix d’arnaque normal, qu’elle accommodera de petits bracelets indiens (plus faciles à trouver). Seb aura attendu tout ce temps pour enfin s’acheter se chemise à manches longues… et un deuxième pantalon, non taché.

L’heure ayant rapidement tournée, plus possible d’aller dans le village du mariage en bus. Suman commande un petit taxi et nous y embarquons à cinq, plus le chauffeur. Après être sortie de LA grande avenue goudronnée de Katmandou (offerte par les japonais), le petit taxi se retrouve sur des petites routes de campagnes aux petits gravillons embêtant. Et lorsque ca monte, le petit moteur du petit taxi ne suffit pas. Les garçons descendent pousser une première fois puis remontent. Redescendent, puis remontent. Redescendent, puis remontent. Le chauffeur s’arrête et on vide nos bouteilles d’eau potable dans le réservoir de liquide de refroidissement, puis les garçons poussent encore. Il fait nuit. Finalement les garçons poussent une dernière fois et le petit taxi, content d’être plus léger et sûr de son élan, ne s’arrête pas pour les garçons. Ces derniers finissent le petit col à pied, dans la fraicheur obscure du crépuscule.

Nous arrivons enfin au village après quatre heures de route. Le taximan essaye de gratter un pourboire pour la difficulté de voyage (mais ce n’est pas lui qui poussait !!), il gagnera cent roupies de plus données à contrecœur sachant que la course lui en a déjà rapporté deux milles, soit presque vingt euros.

Nous sommes accueillis par un gâteau à la crème découpé au Khukuri (définition plus loin) par le futur marié, puis par un bon dal-bath au poulet. Nous irons ensuite nous installer dans notre chambre et assister aux préparatifs vestimentaires (assez comique) de la bande de copain de Suman. Certains ont opté pour le costume classique mais très classe, d’autres plus relax ont prévu leur jean et une chemise à la mode. Noah, le plus âgé, combine le costume « occidental » avec le costume traditionnel népalais et le fameux Topi (petit chapeau traditionel), très classe.

Le lendemain c’est la course à la douche, à l’ajustement de cravate et au rasage de Seb (à la bonne vieille lame qui coupe bien…). Suman insistera pour que ce dernier porte le Topi, qui ne va pas spécialement avec son teint de peau, mais bon… ce n’est pas pire que certains « papa » en costume noir et baskets blanches !

Tout le monde reçoit le « Bindi » rouge, qu’un homme dépose plus ou moins délicatement sur le front de chacun. Cela permet de marquer l’appartenance au groupe. Puis le marié part en voiture à la ville où a lieu la cérémonie. Les copains du marié suivent en moto pendant que tous les autres (nous compris) s’entassent dans le bus prévu à cet effet. Sur le chemin, la voiture s’enlise dans la boue et quelques bons copains sacrifient leur smoking pour l’en sortir.

Tout le monde se rejoint au temple Hindou de la ville et la cérémonie commence. Les deux jeunes mariés, entourés de leur famille et d’offrandes écoutent le prêtre qui leur explique comment bien gérer un ménage et s’occuper de leur futurs enfants. Ils doivent effectuer un grand nombre de prières et de gestes cérémoniaux que leur dicte l’homme.

Il y a deux types de mariage officiel au Népal, les mariages arrangés et les mariages d’amour. Celui-ci est arrangé. Shiva, le marié, avait rencontré une seule fois sa future femme avant le mariage et ils avaient seulement passé quelques temps au téléphone ensemble. Après la cérémonie, les jeunes mariés retournent dans le village du marié et la jeune femme s’installe définitivement dans la famille. Ses propres parents achètent tout le nécessaire de vie (lit, matelas, meubliers…) et l’installe dans sa nouvelle maison, à plusieurs dizaines de kilomètres (voire plus) de son village natal.

Les amis de Shiva, la bande à Suman, ne font que quelques rares apparitions dans le temple et préfèrent « fêter » la future nouvelle vie de leur copain en buvant de la bière, du roxy et du whisky dans les épiceries du coin. Le soir, tout le monde danse sur un rythme répétitif joué par les femmes au tambour. Chacun leur tour, le groupe des femmes, puis celui des hommes, chantent un air redondant et entrainant dont ils inventent les paroles pour faire rire l’assembleée et ridiculiser la gente adverse. Le couple est à l’étage partageant « le » moment intime.

Le lendemain la (grande) famille de la jeune femme vient manger dans le village. Un énorme buffet est prévu pour l’occasion, et le Dal-Bath de rigueur est cuit dans des quantités énormes. Les mariés eux, s’en vont dans la (petite) famille de la jeune femme pour la journée. Suman et ses potes jouent aux cartes dans le bar du village et se remettent de la (petite) bagarre de la veille.

Nous revenons à Katmandou le lendemain, y restons quelques jours puis grimpons dans un bus local pour Pokhara. La musique et l’animation nous enchantent. Contrairement aux mini-touriste-bus, ces gros tas de ferraille aux sièges moelleux s’arrêtent pour chaque passager possible posté en bord de route. Les arrêts fréquents empêchent le conducteur de conduire (trop) vite.

Nous glandons deux, trois jours à Pokhara, sous la pluie puis décidons de retourner à la ferme de Kalu. Cette fois nous épurons au maximum notre matériel pour une charge minimale, mais en nous encombrant tout de même d’un poulet de deux kilos, de patates, tomates, fruits, gâteaux et autres nouilles sèches. La balade s’avère un peu plus difficile car avec la mousson le niveau de la rivière à augmenté. Mais pas assez pour nous enlever le sourire !

Nous passons peu de temps avec Kalu car ce dernier n’a pas de travail à nous proposer, le chantier n’a pas débuté et il repeint sa cabane en bleu, vert et gris. De plus, Marjo commence à tomber malade. Nous redescendons alors après une soirée TV devant HIMALAYA, l’enfance d’un chef, un des films favoris de Kalu.

Le retour est encore plus difficile. Il a plu toute la veille et la rivière s’est transformée en torrent. Au milieu du court d’eau, Seb a de l’eau jusqu’au nombril. Il fait passer les sacs puis soutient Marjo pour la traversée. On ne rigole pas, le moindre petit dérapage et on est emporté. On fini par passer avec plus de peur que de mal et on trottine sur la terre ferme jusqu’à la ville. L’un des chiens nous accompagne encore une fois jusqu’au bout.

On se re-repose encore une fois à Pokhara, dans notre petite chambre d’hôtel (toujours la même). Suman revient finalement de Katmandou et nous irons tous ensemble nous balader en motos louées dans les environs. Nous profiterons des rares rayons de soleil pour nous baigner dans le lac et essayerons même de monter sur un petit sommet (en moto) à 6h00 du matin afin d’admirer la vue… à travers les nuages et le brouillard, nous apercevons un bout de sommet qui est surement l’un des plus hauts au monde !

Une après midi, nous partons sous la pluie avec Suman et Jiny (sa copine chinoise) avec la ferme intention de rejoindre la ferme de Kalu avant la nuit. Arrivée à Kao kola, le quartier de Pokhara d’où la « randonnée » doit débuter, la pluie nous décourage et nous décidons de faire demi-tour, toujours sous des trombes de pluie fraiche. A cause d’un accident, il nous faudra prendre plusieurs bus différents et un taxi pour arriver à destination : trempés et fatigués.

Le lendemain, Kalu nous apprendra que deux hommes sont morts la veille, emportés par le torrent que nous avions prévu de traverser plusieurs fois.

Petite surprise amusante : Ritesh, notre copain indien de Delhi débarque à Pokhara le jour même où il nous met au courant (sans s’avoir qu’on était encore au Népal…). Il s’est prévu une « semaine de vacances » sans répit où il a décider de faire tout ce qu’il y avait à faire au Népal dans ce petit laps de temps… Son énergie débordante et sa bonne humeur nous accompagnent pendant quelques jours puis on se sépare joyeusement sans un au revoir (Ritesh s’est perdu pendant la soirée bien arrosée…), certains qu’on se recroisera un jour.

La date de notre avion approche et nous passons pas mal de temps dans les marchés à acheter tout ce qu’on ne pourra pas retrouver en Europe (à un prix si bas), babioles, épices, tissus… Seb aime beaucoup le couteau traditionnel népalais, le Khukuri. Entre un grand couteau et une machette, il sert d’outil pour faucher, couper le bois ou la viande. Les soldats népalais s’en servent au combat. Le marché du Khukuri est très développé pour les touristes qui achètent de beaux couteaux brillants et joliment décorés, mais qui ne coupent pas. Des magasins leur sont entièrement dédiés. Mais Seb veut un « vrai » Khukuri. Grâce à l’aide de Kamon, ils partiront à la recherche d’un forgeron dans les rue de Pokhara. Ce métier, tout comme les cordonniers, est réservé aux basses castes de la société. Kamon se dirige donc vers les quartiers les plus pauvres et on trouve finalement notre forgeron : un homme âgé entouré de métal rouillé est en train de fabriquer de petites serpettes. Son atelier se limite à une cabane en bois et en taule et son matériel à une petite enclume et un brasier manuel. Il accepte de fabriquer un Khukuri.

Nous irons le voir travailler le lendemain et le surlendemain le couteau est prêt. Malheureusement pas au gout de Seb, ce dernier achètera finalement un Khukuri d’occasion, très rustique, mais efficace !

Après une dernière grande soirée à Pokhara entouré de Kalu et de nos amis de Kuri, nous retournons à la capitale. Une nouvelle et longue soirée nous permettra de dire au revoir à Suman et à sa bande.

Ca y est, le jour J est arrivé et notre avion est près à nous arracher de l’Asie. Suman nous aide jusqu’au bout pour que tout se passe bien pour nous et nous le quittons avec la certitude de le revoir un jour.

L’aéroport de Katmandou est très simple et c’est difficile de s’y perdre. En quelques pas nous sommes dans l’avion. Nous bouclons les ceintures et le moteur chauffe puis gronde. L’avion décolle sans problème mais la forte pression nous fait tomber une grosse boule dans la gorge : le début de la fin a commencé.

L’avion file plein Sud-Ouest à travers les nuages gonflé d’eau. Première escale : Delhi.

 

LES PHOTOS !

 

Commentaires (36) Trackbacks (0)
  1. bien!! beaucoup d’émotion là dedans!

  2. C’est amusant de laisser un commentaire alors que vous êtes à l’étage au dessus…. après avoir été à ta,t de kilomètres au loin!!!

    C’est toujours magnifique et émouvant !!!

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  27. Why are Americans so worked up about health care reform? Statements such as « don’t touch my Medicare » or « everyone should have access to state of the art health care irrespective of cost » are in my opinion uninformed and visceral responses that indicate a poor understanding of our health care system’s history, its current and future resources and the funding challenges that America faces going forward. While we all wonder how the health care system has reached what some refer to as a crisis stage. Let’s try to take some of the emotion out of the debate by briefly examining how health care in this country emerged and how that has formed our thinking and culture about health care. With that as a foundation let’s look at the pros and cons of the Obama administration health care reform proposals and let’s look at the concepts put forth by the Republicans?

    Access to state of the art health care services is something we can all agree would be a good thing for this country. Experiencing a serious illness is one of life’s major challenges and to face it without the means to pay for it is positively frightening. But as we shall see, once we know the facts, we will find that achieving this goal will not be easy without our individual contribution.

    These are the themes I will touch on to try to make some sense out of what is happening to American health care and the steps we can personally take to make things better.

    A recent history of American health care – what has driven the costs so high?

    Key elements of the Obama health care plan

    The Republican view of health care – free market competition

    Universal access to state of the art health care – a worthy goal but not easy to achieve

    what can we do?

    First, let’s get a little historical perspective on American health care. This is not intended to be an exhausted look into that history but it will give us an appreciation of how the health care system and our expectations for it developed. What drove costs higher and higher?

    To begin, let’s turn to the American civil war. In that war, dated tactics and the carnage inflicted by modern weapons of the era combined to cause ghastly results. Not generally known is that most of the deaths on both sides of that war were not the result of actual combat but to what happened after a battlefield wound was inflicted. To begin with, evacuation of the wounded moved at a snail’s pace and this caused severe delays in treating the wounded. Secondly, many wounds were subjected to wound care, related surgeries and/or amputations of the affected limbs and this often resulted in the onset of massive infection. So you might survive a battle wound only to die at the hands of medical care providers who although well-intentioned, their interventions were often quite lethal. High death tolls can also be ascribed to everyday sicknesses and diseases in a time when no antibiotics existed. In total something like 600,000 deaths occurred from all causes, over 2% of the U.S. population at the time!

    Let’s skip to the first half of the 20th century for some additional perspective and to bring us up to more modern times. After the civil war there were steady improvements in American medicine in both the understanding and treatment of certain diseases, new surgical techniques and in physician education and training. But for the most part the best that doctors could offer their patients was a « wait and see » approach. Medicine could handle bone fractures and increasingly attempt risky surgeries (now largely performed in sterile surgical environments) but medicines were not yet available to handle serious illnesses. The majority of deaths remained the result of untreatable conditions such as tuberculosis, pneumonia, scarlet fever and measles and/or related complications. Doctors were increasingly aware of heart and vascular conditions, and cancer but they had almost nothing with which to treat these conditions.

    This very basic review of American medical history helps us to understand that until quite recently (around the 1950’s) we had virtually no technologies with which to treat serious or even minor ailments. Here is a critical point we need to understand; « nothing to treat you with means that visits to the doctor if at all were relegated to emergencies so in such a scenario costs are curtailed. The simple fact is that there was little for doctors to offer and therefore virtually nothing to drive health care spending. A second factor holding down costs was that medical treatments that were provided were paid for out-of-pocket, meaning by way of an individuals personal resources. There was no such thing as health insurance and certainly not health insurance paid by an employer. Except for the very destitute who were lucky to find their way into a charity hospital, health care costs were the responsibility of the individual.

    What does health care insurance have to do with health care costs? Its impact on health care costs has been, and remains to this day, absolutely enormous. When health insurance for individuals and families emerged as a means for corporations to escape wage freezes and to attract and retain employees after World War II, almost overnight a great pool of money became available to pay for health care. Money, as a result of the availability of billions of dollars from health insurance pools, encouraged an innovative America to increase medical research efforts. More Americans became insured not only through private, employer sponsored health insurance but through increased government funding that created Medicare and Medicaid (1965). In addition funding became available for expanded veterans health care benefits. Finding a cure for almost anything has consequently become very lucrative. This is also the primary reason for the vast array of treatments we have available today.

    I do not wish to convey that medical innovations are a bad thing. Think of the tens of millions of lives that have been saved, extended, enhanced and made more productive as a result. But with a funding source grown to its current magnitude (hundreds of billions of dollars annually) upward pressure on health care costs are inevitable. Doctor’s offer and most of us demand and get access to the latest available health care technology in the form of pharmaceuticals, medical devices, diagnostic tools and surgical procedures. So the result is that there is more health care to spend our money on and until very recently most of us were insured and the costs were largely covered by a third-party (government, employers). Add an insatiable and unrealistic public demand for access and treatment and we have the « perfect storm » for higher and higher health care costs. And by and large the storm is only intensifying.

    At this point, let’s turn to the key questions that will lead us into a review and hopefully a better understanding of the health care reform proposals in the news today. Is the current trajectory of U.S. health care spending sustainable? Can America maintain its world competitiveness when 16%, heading for 20% of our gross national product is being spent on health care? What are the other industrialized countries spending on health care and is it even close to these numbers? When we add politics and an election year to the debate, information to help us answer these questions become critical. We need to spend some effort in understanding health care and sorting out how we think about it. Properly armed we can more intelligently determine whether certain health care proposals might solve or worsen some of these problems. What can be done about the challenges? How can we as individuals contribute to the solutions?

    The Obama health care plan is complex for sure – I have never seen a health care plan that isn’t. But through a variety of programs his plan attempts to deal with a) increasing the number of American that are covered by adequate insurance (almost 50 million are not), and b) managing costs in such a manner that quality and our access to health care is not adversely affected. Republicans seek to achieve these same basic and broad goals, but their approach is proposed as being more market driven than government driven. Let’s look at what the Obama plan does to accomplish the two objectives above. Remember, by the way, that his plan was passed by congress, and begins to seriously kick-in starting in 2014. So this is the direction we are currently taking as we attempt to reform health care.

    Through insurance exchanges and an expansion of Medicaid,the Obama plan dramatically expands the number of Americans that will be covered by health insurance.

    To cover the cost of this expansion the plan requires everyone to have health insurance with a penalty to be paid if we don’t comply. It will purportedly send money to the states to cover those individuals added to state-based Medicaid programs.

    To cover the added costs there were a number of new taxes introduced, one being a 2.5% tax on new medical technologies and another increases taxes on interest and dividend income for wealthier Americans.

    The Obama plan also uses concepts such as evidence-based medicine, accountable care organizations, comparative effectiveness research and reduced reimbursement to health care providers (doctors and hospitals) to control costs.

    The insurance mandate covered by points 1 and 2 above is a worthy goal and most industrialized countries outside of the U.S. provide « free » (paid for by rather high individual and corporate taxes) health care to most if not all of their citizens. It is important to note, however, that there are a number of restrictions for which many Americans would be culturally unprepared. Here is the primary controversial aspect of the Obama plan, the insurance mandate. The U.S. Supreme Court recently decided to hear arguments as to the constitutionality of the health insurance mandate as a result of a petition by 26 states attorney’s general that congress exceeded its authority under the commerce clause of the U.S. constitution by passing this element of the plan. The problem is that if the Supreme Court should rule against the mandate, it is generally believed that the Obama plan as we know it is doomed. This is because its major goal of providing health insurance to all would be severely limited if not terminated altogether by such a decision.

    As you would guess, the taxes covered by point 3 above are rather unpopular with those entities and individuals that have to pay them. Medical device companies, pharmaceutical companies, hospitals, doctors and insurance companies all had to « give up » something that would either create new revenue or would reduce costs within their spheres of control. As an example, Stryker Corporation, a large medical device company, recently announced at least a 1,000 employee reduction in part to cover these new fees. This is being experienced by other medical device companies and pharmaceutical companies as well. The reduction in good paying jobs in these sectors and in the hospital sector may rise as former cost structures will have to be dealt with in order to accommodate the reduced rate of reimbursement to hospitals. Over the next ten years some estimates put the cost reductions to hospitals and physicians at half a trillion dollars and this will flow directly to and affect the companies that supply hospitals and doctors with the latest medical technologies. None of this is to say that efficiencies will not be realized by these changes or that other jobs will in turn be created but this will represent painful change for a while. It helps us to understand that health care reform does have an effect both positive and negative.

    Finally, the Obama plan seeks to change the way medical decisions are made. While clinical and basic research underpins almost everything done in medicine today, doctors are creatures of habit like the rest of us and their training and day-to-day experiences dictate to a great extent how they go about diagnosing and treating our conditions. Enter the concept of evidence-based medicine and comparative effectiveness research. Both of these seek to develop and utilize data bases from electronic health records and other sources to give better and more timely information and feedback to physicians as to the outcomes and costs of the treatments they are providing. There is great waste in health care today, estimated at perhaps a third of an over 2 trillion dollar health care spend annually. Imagine the savings that are possible from a reduction in unnecessary test and procedures that do not compare favorably with health care interventions that are better documented as effective. Now the Republicans and others don’t generally like these ideas as they tend to characterize them as « big government control » of your and my health care. But to be fair, regardless of their political persuasions, most people who understand health care at all, know that better data for the purposes described above will be crucial to getting health care efficiencies, patient safety and costs headed in the right direction.

    A brief review of how Republicans and more conservative individuals think about health care reform. I believe they would agree that costs must come under control and that more, not fewer Americans should have access to health care regardless of their ability to pay. But the main difference is that these folks see market forces and competition as the way to creating the cost reductions and efficiencies we need. There are a number of ideas with regard to driving more competition among health insurance companies and health care providers (doctors and hospitals) so that the consumer would begin to drive cost down by the choices we make. This works in many sectors of our economy but this formula has shown that improvements are illusive when applied to health care. Primarily the problem is that health care choices are difficult even for those who understand it and are connected. The general population, however, is not so informed and besides we have all been brought up to « go to the doctor » when we feel it is necessary and we also have a cultural heritage that has engendered within most of us the feeling that health care is something that is just there and there really isn’t any reason not to access it for whatever the reason and worse we all feel that there is nothing we can do to affect its costs to insure its availability to those with serious problems.

    OK, this article was not intended to be an exhaustive study as I needed to keep it short in an attempt to hold my audience’s attention and to leave some room for discussing what we can do contribute mightily to solving some of the problems. First we must understand that the dollars available for health care are not limitless. Any changes that are put in place to provide better insurance coverage and access to care will cost more. And somehow we have to find the revenues to pay for these changes. At the same time we have to pay less for medical treatments and procedures and do something to restrict the availability of unproven or poorly documented treatments as we are the highest cost health care system in the world and don’t necessarily have the best results in terms of longevity or avoiding chronic diseases much earlier than necessary.

    I believe that we need a revolutionary change in the way we think about health care, its availability, its costs and who pays for it. And if you think I am about to say we should arbitrarily and drastically reduce spending on health care you would be wrong. Here it is fellow citizens – health care spending needs to be preserved and protected for those who need it. And to free up these dollars those of us who don’t need it or can delay it or avoid it need to act. First, we need to convince our politicians that this country needs sustained public education with regard to the value of preventive health strategies. This should be a top priority and it has worked to reduce the number of U.S. smokers for example. If prevention were to take hold, it is reasonable to assume that those needing health care for the myriad of life style engendered chronic diseases would decrease dramatically. Millions of Americans are experiencing these diseases far earlier than in decades past and much of this is due to poor life style choices. This change alone would free up plenty of money to handle the health care costs of those in dire need of treatment, whether due to an acute emergency or chronic condition.

    Let’s go deeper on the first issue. Most of us refuse do something about implementing basic wellness strategies into our daily lives. We don’t exercise but we offer a lot of excuses. We don’t eat right but we offer a lot of excuses. We smoke and/or we drink alcohol to excess and we offer a lot of excuses as to why we can’t do anything about managing these known to be destructive personal health habits. We don’t take advantage of preventive health check-ups that look at blood pressure, cholesterol readings and body weight but we offer a lot of excuses. In short we neglect these things and the result is that we succumb much earlier than necessary to chronic diseases like heart problems, diabetes and high blood pressure. We wind up accessing doctors for these and more routine matters because « health care is there » and somehow we think we have no responsibility for reducing our demand on it.

    It is difficult for us to listen to these truths but easy to blame the sick. Maybe they should take better care of themselves! Well, that might be true or maybe they have a genetic condition and they have become among the unfortunate through absolutely no fault of their own. But the point is that you and I can implement personalized preventive disease measures as a way of dramatically improving health care access for others while reducing its costs. It is far better to be productive by doing something we can control then shifting the blame.

    There are a huge number of free web sites available that can steer us to a more healthful life style. A soon as you can, « Google » « preventive health care strategies », look up your local hospital’s web site and you will find more than enough help to get you started. Finally, there is a lot to think about here and I have tried to outline the challenges but also the very powerful effect we could have on preserving the best of America’s health care system now and into the future. I am anxious to hear from you and until then – take charge and increase your chances for good health while making sure that health care is there when we need it.

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  29. Trying To Find The Best Diet Pill?

    Trying to find the best diet pill may seem like an impossible task, especially with the multitude of diet pills available for purchase. Many people purchase a diet pill only to find out that the pill makes them feel jittery, nervous, or often has no effect at all.

    Diet pills frequently contain the same or similar combination of ingredients and rarely contain anything new, innovative, or undiscovered to the supplement / weight loss industry. So, how can you find the best diet pill when most diet pills are made with similar ingredients?

    One of the most common problems associated with taking diet pills is that the person taking the diet pill is uneducated about the dosage, effects, and promises offered as they relate to each diet pill. The research at website finds that there are three factors that should be taken into consideration when deciding to take a diet pill.

    Dosage:
    It is important to take the pill exactly as recommended on the product label. Some people choose to increase the dosage thinking that the product will work faster or better. This is not the case, and many people become sick in response to the large dose. Reviewers at website often suggest that the recommended dosage be cut in half to give the body time to adjust to the stimulant in the diet pill. After the body has adjusted, it is fine to begin taking the regular dosage as recommended on the product label.

    Effects:
    The effects listed on the product label are there because these are the effects that the product has had on ‘some’ of the test group. Some of the diet pill testers may be fine taking the product, while others may have adverse effects. The diet pill companies print this information to educate the buyer as well as to protect themselves from lawsuits. The consumer needs to read the label and educate themselves before taking the product. Many people who are sensitive to caffeine are surprised when the diet pill makes them feel nervous or nauseous, but this information is likely printed on the product, so with a little research these affects can be avoided.

    Promises:
    If you read the fine print on product claims for diet pills and other weight loss supplements, you will see ‘results not typical’ printed very small somewhere where you are not expected to look. The diet pills advertised on television are responsible for some of the most outlandish claims. The results claimed in these advertisements are often unattainable within the given amount of time outlined in the ad. Don’t expect to see results in two weeks like a lot of ads claim.

    Wouldn’t it be great if you could read reviews for diet pills from actual users of each diet pill? Diet Pill Reviews website has taken the trouble out of searching for the best diet pill. You can read reviews of over 150 of the most popular diet pills available.

    Copyright 2006, Diet Pill Reviews viagra pas cher


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