ESKANOUIL'
9Juil/116

Sur la route d’Hadzici…

Nous sommes partis samedi 2 juillet au matin de Marseille, vers 8H30, direction Aix, puis l’Italie.

Sourires tendus avant le départ ..
Marjo brandissant notre fier panneau !

Coline et Pierre seront nos premiers conducteurs jusqu’à Aix, où nous rencontrons Luca, jeune québécois qui fête dans quelques jours ses un an de voyage.

Luca le Québécois !
Nos sacs et leur nouveau copain quechua...

Après plusieurs voitures et plusieurs contacts sur notre petit carnet (Québec, Moldavie, Lettonie…), nous arrivons à la gare de Nice pour prendre un train jusqu'à Ventimiglia, petite ville proche de la frontière Italienne, après s’être rendu compte que toute les routes vers Monaco et donc vers l’Italie étaient fermées à cause du mariage du prince de Monaco… !

Nous passons la nuit à Ventimiglia, où Orèm nous prête un bout de son bivouac dans les hauteurs de la ville.

Orèm, le magicien, bulleur et clarinettiste.
Marjo se réveille doucement après notre toute première nuit en camping sauvage...

Le 3 juillet, nous partons relativement tôt du bivouac pour commencer le stop. Après trois heures d’attente sans un seul sourire ou signe de la main, on se rend compte que le stop en Italie ne marche bel et bien pas, et on décide de prendre un train de nuit pour traverser le pays assez vite. Nous passons donc l’après-midi à la plage, puis au parc, à siester, écrire, dessiner et révasser.

Tentative (pas très enthousiaste) de stopper en Italie...
Le repos de la guerrière !
Repli à la gare...
 

A 19H30, on monte dans le premier train qui nous arrête à Voghera vers 23H, puis on monte dans le second qui s’arrête à Bologne vers 3H, puis on monte dans le dernier qui nous ammène à Trieste. Nuit mouvementée, trains blindés,  trop climatisés… Mais on a traversé l’Italie !

Le 4 juillet, on arrive donc à Trieste à 7H30 du matin, où l’on décide de prendre un car pour sortir de la ville et arriver dans une petite ville Slovène pour faciliter le stop.

Une voiture, deux voitures, trois voitures et nous arrivons à Prijedor, en Bosnie, à la fin de la journée. Notre gentil conducteur nous trouve une chambre dans une maison de personnes âgées pour la nuit.

Première lessive "main"du voyage...
Première bière du voyage !!

Nous savons qu’Annabelle et Johan nous attendent à Hadzici, en Bosnie, avant de continuer leur tour d’Europe en camion. Nous voulons donc y arriver au plus vite.

Le 5 juillet, nous partons direction Sarajevo, sur une route qui parait principale sur la carte pour rejoindre la capitale, mais qui est en fait peu fréquentée, sinueuse et paumée dans la montagne ! Nous aurons donc un peu de mal à avancer, nous resterons bloqués quelques temps devant un hôtel au bord de la rivière, dans un endroit magnifique mais où une voiture passe toutes les 20 minutes (minutes marseillaises...) et où il pleut des cordes… !

C'est beau !
Il pleut... on se protège...
Et nos sacs aussi.

Nous montons finalement dans une vieille golfe dont les essuieS-glace ne marchent pas (au grand désespoir du conducteur), puis grâce (ou à cause) d'une dernière voiture, nous atteignons Bogojno, ville de taille moyenne coincée entre deux itinéraires menant à Sarajevo... Malheureusement nous nous trouvons sur l'itinéraire le moins fréquenté, l'autre étant situé de l'autre coté de la ville. Un peu trop tard, nous décidons de rejoindre le bon itinéraire, en marchant.

A la tombée de la nuit, nous ne sommes toujours pas sorti de Bogojno, les voitures ne s'arrêtent plus, le camping sauvage n'est pas possible (sortir des sentiers est dangereux à cause des mines) et aucun hôtel ne se dessine à l'horizon... C'est finalement en demandant conseil à une épicière de périphérie (très touchée par notre situation) que nous rencontrons Samir et sa femme, deux Bosniaques venus acheter leur saucisse de poulet.

Ils nous proposent alors gentiment de planter notre tente dans le jardin de la maison du frère de Samir (absent en ce moment), puis, changeant d'avis, nous offre une place dans leur propre jardin et finalement, après une petite hésitation, nous invitent à dormir chez eux, dans la chambre de leur fils qui est parti chez son oncle. Ils habitent un petit village accessible à pied, Kula. Nous passerons avec eux une soirée étonnante et très émouvante.

Le 6 juillet, Samir nous amène  à la route en partant au travail vers 6H. Nous commençons donc le stop tôt, et nous sommes vite pris par des ambulanciers, ou infirmiers, ou messieurs avec un gilet avec une croix rouge sur le dos, qui nous amène aux alentours de Sarajevo : on y est presque ! C’est un apiculteur qui nous déposera à Hadzici, où nous retrouvons les Mujic, Annabelle et Johan pour le petit déjeuner.

Depuis, nous profitons des Mujic, des paysages, du bon air d’Hadzici, de la Sarajevsko pivo (bière d’ici) des cevapis et de la pita… ! Annabelle et Johan sont repartis hier direction l’Albanie, pendant que nous allions passer la journée à Sarajevo et que Dinka et Vedo partaient au travail...

 

"Hvala mnogo ! (merci beaucoup)", le petit dessin offert à Samir et sa femme.

 

 

Commentaires (6) Trackbacks (0)
  1. Que d’aventures! bon ça fait plaisir de voir vos p’tites têtes! et pour info, nous aussi on a vu des barrages sur des lacs magnifiques, pas la peine d’aller jusqu’en Bosnie hein, y en a pleins en Auvergne!! hihihihi! bon continuation les fol dingo 😉

  2. Et bah à ce que je peux voir, le début du voyage a été mouvementé! c’est bien cool tout ça!
    en esperant que tous les problèmes de visa seront réglé à temps et sans galère!
    bisou de lyon!

  3. Bande d’enflures !… Et dire quyen a qi bosse pendant ce temps… Vivement la suite des articles !!!! <3

  4. ça te va super le kaway ! surtout avec les tongues …

  5. Bon vent à vous deux et n’oubliez pas de faire la bise à la famille MUDJIC et de dire à AZIM de boire un Pastis à ma santé.

  6. merci à tous pour vos commentaires:) c’est chouette d’avoir des retours

    hé oui, je suis accompagnée d’un top modèle en k-way, les lacs magnifiques bosniaques tu les vois pas en auvergne hihi, azim n’a pas de pastis mais ça l’a bien fait rire, et yvan, chacun son tour, qu’est ce qu’on faisait nous pendant que tu draguais les philippines?!hm?!


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