ESKANOUIL'
17Oct/1110

Sur l ile d Olkhon…

Nous quittons la ville et trouvons vite le sommeil dans ce van surchauffé, tout le monde s’endort d’ailleurs et nous partons sur une route encore potable en direction du lac Baïkal et de l’île d’Olkhon.

Les secousses troublent ensuite notre sommeil, ça y est, nous voilà sur de la piste, au milieu de steppes désertiques parsemées d’herbe sèche et de nombreux troupeau de vaches et chevaux. Au loin, des montagnes toutes aussi désertiques. Le paysage est magnifique. Nous qui voulions au début tenter d’y aller en stop, nous sommes bien contents en constatant le nombre de voitures que l’on croise sur la totalité de la « route » !

Après 4h, voire plus, nous apercevons derrière une colline le lac Baïkal, majestueux. Il fait gris ce jour là. Le van s’arrête, il faut maintenant attendre le ferry pour passer de l’autre côté.

Après 15 minutes de bateau, nous reprenons la route, environ une heure pour rejoindre le village de Khujir, là où habite Sergueï et la plupart des habitants de l’île – nous croiserons quand même quelques habitations sur la route –

Ivan nous dépose dans le centre du village, il sera facile pour nous de trouver notre hôte : « une fois que vous avez vu l’église, vous y montez, nos maisons sont juste à côté ».  Nous trouvons sans peine l’église orthodoxe blanche au toit bleu, et Sergueï au travail, en train de construire une barrière qui servira, on l’apprend plus tard, à ce que les chiens et les bêtes ne puissent pas rentrer dans l’enceinte de l’église, et donc à pouvoir y faire pousser fruits et légumes et y faire vivre quelques bêtes. Nous l’aiderons d’ailleurs à monter cette barrière et à la peindre. Chez Sergueï, chacun met la main à la patte !

Très vite, nous nous sentons à l’aise dans cette petite dépendance à la maison construite par Sergueï et des couch surfeurs ; il nous apprend qu’il y a déjà quatre français, deux belges et deux russes. Nous n’aurons pas froid ce soir !

Beaucoup de voyageurs passent par ici, et aident à l’évolution de ce lieu si chaleureux chacun à sa manière. Certains construisent une maison, d’autres une cave, un tipi-toilettes, une table, une étagère, un tabouret, d’autres aimeraient qu’un piano puisse résonner autour de l’église et font ainsi en sorte d’en envoyer un (un piano est arrivé le premier jour où nous étions sur l’île, envoyé par un suisse passé par là quelques temps auparavant !), d’autres viennent peindre des icônes pour l’église,… En effet, Sergueï s’est chargé à son arrivée de reprendre l’église du village presque abandonnée pour la rénover et la « remettre en activité ». Il sonne également les cloches sur un portique de bois tous les jours.

Nous passons quatre jours sur l’île, à se balader, aider Sergueï pour la barrière, construire un banc et un tabouret pour la maison, lire, dessiner, se reposer et se relaxer, dans ce lieu si beau et si paisible.

C’est avec tristesse que nous reprenons un mini-bus mercredi matin, pour retourner à Irkoutsk chercher nos visas mongols.

En arrivant en ville, tout nous parait gris et il pleut. Mais nous retrouvons avec surprise nos amis russes qui nous attendent à la gare routière et ça nous remet la patate ! Nous passons une dernière super soirée chez eux.

Le lendemain, nous récupérons nos visas sans peine et quittons Elena et Igor plein de tristesse dans la soirée sur le quai de la gare. On prend un train pour Naushki, dernière ville Russe à la frontière de la Mongolie, en direction d’Ulan Bator. Et la Russie, c’est déjà presque fini…

 

Commentaires (10) Trackbacks (0)
  1. Super! Super! Super! Super! Super!!!!!!

  2. bravo pour ce texte super, les photos, le carnet… Ne peut on accéder sur le blog au film d’animation de l’atelier en Russie?

    Bises à tous deux

    Dad

  3. Coucou les loulous,

    Il est 10h, à Marseille il fait mais il y a ce vent du nord qui souffle parfois.
    Alors on regarde vos images de l’Est en écoutant Radio Grenouille ! (Plug-in !)
    J’ai bientôt fini Néanmoins (désormais sous-titré : Comment j’ai appris à aimer les huîtres et à ne plus m’en faire) et j’ai transformé un petit exercice d’animation pour passer le temps en un petit court-métrage de 2min.
    Gros Bisous à vous deux et n’oubliez pas : Troisième millénaire…Tout reste à faire !
    Ju

    • Yo les neo(noe)marseillais !
      Merci de nous suivre toujours plus a l’Est et a encourager la Grenouillaaa tout autant que l’Eskanouil’ !
      On a hate de voir le Neanmoins remonte et termine, que ce soit dans ce millenaire ou dans l autre !
      a plouch

  4. merci de nous faire voyager!! super votre blog, ça donne envie de se barrer!!!
    bizou a bientot
    antoine

  5. Coucou à vous,

    je vois que tout se passe pour le mieux pour le moment, (il faut que je lise ds les détails mais je n’ai pas eu le temps encore).

    Profitez à fond encore et toujours, c’est superbe ce que vous faites.

    Gros bisous et prenez soin de vous.


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