ESKANOUIL'
7Nov/117

Mongolia la suite

Mardi 25 octobre, le dortoir de la guest house Khongor se réveille matinalement pendant que la petite chambre au premier a du mal à émerger… Michka, Manu, dépêchez-vous, on va louper le bus !

Après un petit petit déj et après avoir réglé nos nuits, nous partons dans la Peace Avenue d’Ulan Bator pour aller choper un bus direction la gare routière « Dragon » (où nous avions atterri en arrivant à Ulan Bator quelques jours plus tôt), afin de trouver un bus qui pourrait nous amener à Kharkhorin. Les horaires sont vagues, impossible de les connaitre à moins de se rendre sur place !

Finalement, le bus est à 11h, parfait, cela nous laisse le temps d’un petit café !

Après 6h de route à travers un tout petit bout de la Mongolie, nous arrivons à Kharkhorin dans l’après-midi (on nous avait dit que le bus mettrait 8h… bonne surprise). Très vite, une dame au foulard gris à pois rose nous accoste pour nous proposer sa guest house, une yourte pour nous à côté de celle de sa famille… C’est pas trop cher, on y va et on s’installe dans notre nouvelle maison !

Notre objectif étant de trouver un tour pas trop cher pour nous 6, nous nous mettons vite à notre recherche et découvrons que la guest house dans laquelle nous sommes propose, comme la plupart des guest houses de Mongolie à vrai dire, des tours organisés.

Certains d’entre nous prendrons un peu de temps pour négocier un peu, les prix sont très chers et nous comprenons que le budget en Mongolie va exploser un peu, dans la mesure où nous avons envie de voir UN PEU de pays !

Pour un prix raisonnable, nous nous mettons d’accord pour 5 jours de ballade, avec un fourgon russe et notre chauffeur, Batai.

Nous passerons la journée à aider Ganbaatar, l'homme de la maison à monter une nouvelle yourte pour  son père qui vient passer l’hiver ici, et à jouer avec la toute petite fille (surtout Seb!).

Après une soirée à tout régler, et à écouter les histoires passionnantes de Ganbaatar (qui prêtera sa selle de cheval à Seb avec qui le courant est bien, très bien passé), nous embarquons donc jeudi matin dans notre fourgon russe gris, rejoints au dernier moment par André, un hollandais qui nous a appelé le matin-même pour nous demander s’il pouvait partir avec nous (la ville est petite, tout le monde est au courant de tout, et très vite !).

Première destination, les « waterfalls », cascades et gorges au milieu de la steppe. Après 5h de route sur de la piste, à croiser yaks, moutons, chevaux, yourtes et steppes à perte de vue, nous arrivons à un petit campement de yourtes, 4 ou 5, où nous allons passer la nuit. La famille n’est pas encore là, nous nous installons puis allons nous balader autour de la cascade, enfouissant nos têtes et nos mains sous nos bonnets ou nos capuches et nos gants !

Nous passons la soirée à manger notre bonne soupe de noodles aux légumes (que nous préparerons tous les soirs de notre petit tour !), et à jouer au jeu du post’it, vous savez, chacun à un nom de personnage sur le front et doit deviner qui il est…

Le lendemain matin, nous nous réveillons plein d’enthousiasme à l’idée de passer la journée sur des chevaux mongols à se balader dans la steppe mongole aussi. Nous partons avec pas mal de retard, le temps que les chevaux arrivent, qu’on les prépare tous, que le guide arrive, que l’autre arrive (personne ne sachant vraiment monter, il était à priori préférable d’avoir deux guides, on a compris pourquoi à certains moments de la journée !), etc, etc.

Nous montons finalement nos chevaux, et partons se balader, au pas, puis au trot, puis au galop. Les chevaux ici sont petits, finalement adaptés à la taille de certains (Marjo, et autres), et puis petits pour d’autres (André, le hollandais, est un peu comme sur un cheval de manège).

Le lendemain, la destination était les sources d’eau chaudes de Tsenkher,  nous avons été très déçus car nous pensions pouvoir faire trempette dans la « vrai » source, qui était enfait bouillante, et toutes les stations touristiques avec des bassins et les saunas étaient fermés… Nous avons heureusement fait la rencontre d’un vieux berger aux yeux clairs chez qui nous sommes allés dormir. Nous l’avons regardé avec passion s’occuper de ses yaks, puis avons bu bière, vodka, et avons passé une très bonne soirée en sa compagnie, malgré la barrière de la langue… En fin de soirée (bon, c'est-à-dire vers 21h30), il nous a fait décaler la table, mettre un tapis, et nous nous sommes tous installés côte à côte sur le sol de sa yourte.

Il ne semblait rien attendre de nous, et nous avons senti la différence d’arriver par nous-mêmes et d’être avec un chauffeur, car celui-ci nous a un peu forcé la main pour lui donner beaucoup plus d’argent que ce qu’on pensait lui donner de nous-mêmes pour le remercier…

Nous sommes ensuite allés faire un détour par Tsertserleg (ancien centre monastique), où nous avons finalement passé que trois heures, après une panne sur la route (Batai à démonter toutes les roues pour tout rengraisser , on a cru comprendre que c’était une histoire avec les freins), et puis un petit soucis de banque pour deux de la troupe qui se sont fait avaler leur carte bleue par le distributeur…Nous nous sommes aussi fait embrouiller par un gros mongol bourré qui nous menaçait de nous tuer en nous balançant des boulettes de papiers dessus, et qui nous a finalement offert une bouteille de vodka.

Nous reprenons ensuite le fourgon pour notre dernière destination, autour du lac d’Ogi. Batai n’est plus sur de lui, il cherche quelque chose dans la nuit, passe des tas de coups de téléphone, traverse des rivières, fait demi-tour, repart, re téléphone, puis finit par nous demander le nord, on sort la boussole, et il part vers le nord ... Il a de la chance, nous, ça nous fait marrer, mais on se demande un peu comment ça se passe avec des familles, ou des "vrais" touristes ! On arrivera finalement en pleine nuit à un petit campement, on comprendra plus tard qu’il s’agit de la yourte de son frère, qui vit avec sa femme et le père de cette dernière. Nous dormirons encore une fois sur le sol, dirons très vite à notre chauffeur qu’on ne paiera surement pas le même prix qu’une guest house, et on se fera mangeoter les doigts par des petits rats, ou souris, dans la nuit. Nous passerons quand même une très agréable soirée avec eux, musicale et alcoolisée, un peu trop pour certains, et nous irons nous coucher à l’heure du papi, déçus de ne pas pouvoir veiller plus tard ! C’est ça, la vie en yourte !

Le lendemain matin, direction le lac, magnifiquement gelé par parties, on se balade, tente de regarder un peu les oiseaux, et puis surtout on est contents de glisser sur le lac, comme des enfants, le premier qui casse la glace a perdu,ahahahaha

Voilà, les 5 jours sont passés vite, beaucoup de voiture, les trajets sont longs et pas très agréables malgré les paysages. Nous arrivons à Kharkhorin dans l’après-midi, il nous reste un peu de temps, on va faire une dernière balade avec Batai, et allons découvrir le phallus de pierre, dans la vallée vaginale…Ce truc de 60 cm a été mis là pour calmer les ardeurs des moines qui trouvaient que la toute petite vallée ressemblait à un sexe féminin… On a bien rit en voyant des mongoles jeter de la vodka sur ce « monument » comme sur un autre !

En se promenant dans la ville nous aurons l’envie d’acheter des motos pour finir notre voyqge en Mongolie… Nous irons loin dans ce délire, mais on repartira finalement avec Michka et Manu en bus jeudi matin, pendant que Pauline et Julien resteront quelques jours là.

Retour à Ulan Bator, à la guest house Khongor, ça fait bizarre d’être entre 4 murs ! On décide de prendre le weekend end pour écrire, s’occuper du blog, glandouiller, Manu et Michka partiront samedi, pendant que Julien et Pauline arriveront à ce moment-là. Nous recroisons également Julien et Marie, les deux français avec qui nous avions passé notre première soirée en Mongolie.

On entend au loin le camion de poubelle qui émane une douce musique à chacun de ses passages...

Nous repartons surement mercredi, direction Dalangandzag, la ville principale du désert de Gobi, l’idée serait de faire un petit tour pour ensuite passer en Chine, le 15 novembre. D'ici là, nous avons rendez-vous mardi après-midi avec la classe de la petite voisine de nos couch surfers à qui nous avons rendu visite hier 🙂

En tous cas, tout ça nous donne grande envie de revenir, mais avec son propre véhicule, ou bien quand le temps permet de sortir la tente...

LES PHOTOS SONT PAR ICI !

 

Commentaires (7) Trackbacks (0)
  1. J’aime !
    J’étais un peu resté sur ma faim pour la première partie de ce séjour, mais là, avec en plus plein de superbes photos, je suis servi. J’en reprendrais bien un chapitre…
    J’attend avec impatience le récit du « petit tour » dans le désert de Gobi.

  2. Bravo! magnifiques photos, quels paysages et quelle ambiance! quel rêve! moi non plus je ne savais pas qu’il y avait des chameaux en Mongolie, je ne pensais pas qu’ils survivent aux grands froids; et Marjolaine, tu as la même coupe que le cheval, non?! (hihi!). Take care!

  3. Vive les moutons, c’est trop bon ! 🙂

    Gros bisous à vous deux, héhé.

  4. J’adore! les paysages font rêver! vous avez bonne mine, ça fait plaisir à voir !

    Des bisous de Lyon où on pense fort à vous!

  5. L’hotel-yourte nous a fait rêver, le ciel lumineux aussi. A Yzeron c’est plutôt nuit et brouillard aujourd’hui…
    Bonne continuation en Chine ; j’ai hâte d’avoir vos impressions de Pékin (entre autres).

    Grosses Bises à vous deux

    Evelyne

    • marjo : quel plaisir de voir que vous venez faire un tour dans le coin! j espere que l’installation à Yzeron se déroule bien… aussi bien qu’à Saint Rambert !
      grosse bise

  6. Bonne continuation en Chine.
    L’hotel-yourte nous fit rêver et le ciel lumineux aussi. Chez nous c’est plutôt nuit et brouillard pour aujourd’hui…

    Big bisous
    Evelyne


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