ESKANOUIL'
17Oct/112

Kazan et le transsiberien

Mardi 27 septembre, après être allés une dernière fois au studio de Yura pour lui dire au revoir, nous repassons en vitesse dans le petit appartement vert et bleu chercher nos affaires, manger une assiette de pâtes, puis repartons direction la gare « Kazanski » .

Il est 22h et quelques, nous montons dans le train pour la nuit, en direction de la Sibérie.

Le 28 au matin, nous arrivons donc à Kazan après une nuit dans le train, puis cherchons directement notre chemin pour rejoindre l’appartement de Marina, notre couch-surfeuse. Nous arrivons en fin de matinée, dans un appartement très « cosy » et spacieux, et faisons la rencontre d’Adian, le copain de Marina, qui vient d’Ecosse.

Marina et Adian nous accueillent, pleins de vie, ils nous font vite nous sentir comme à la maison, nous regarderons des films d’animation russes car nous sommes encore tombés sur une fan ( !), et Adian nous concoctera de délicieux mets.

Nous passons donc deux jours à Kazan, ville blablabla, très jolie mais pleine de vieux bâtiments en ruine. La ville favorise la construction de bâtiments modernes, et laisse ainsi ces beaux vieux bâtiments se détériorer avec le temps.

Kazan, c’est aussi une ville pleine de « cantines », surement comme de partout en Russie, mais nous avons plus eu l’occasion d’en voir et d’en tester, car ville plus petite que Moscou. On y mange des raviolis, des beignets, des poivrons farcis… et pour pas cher !

Vendredi soir, nous rencontrons Pierre, un jeune français venu s’installer en Russie il y a quelques années, et qui travaille comme prof de français à l’alliance française de la ville. Marina nous a mis en relation avec lui, et nous passons une très bonne soirée au vin rouge (bouteille que des couch-surfeurs français passés avant nous chez Marina lui avaient apporté de France…) avant de partir prendre notre train à 2h du matin. Nous montons dans notre maison pour trois jours et trois nuits, un sac plein de noodles et de choses à grignoter et un bidon d’eau de 5L en main !

Nos voisins ont l’air gentil, Alexeï et Lana. Ils sont en bas, nous sommes en haut. Nous nous couchons vite ce soir là, et dormons à point fermé, bercés par le balancement du train.

Nous sommes les seuls touristes dans le wagon n°3, il est amusant de se rendre compte que les russes prennent le « transsibérien » « normalement », alors que pour nous, européens, c’est un peu comme une légende. Peut-être en été y a-t-il une ambiance différente.. ?!

Ils ne vont pas au wagon restaurant, mais préfèrent s’acheter leurs doubles litrons de bière et leurs poissons séchés sur les quais lors des arrêts, par exemple.

Nous sommes en troisième classe, le wagon est donc un long couloir avec des couchettes sans réels compartiments.

Les lits sont étroits, un petit matelas se déroule et chacun a un sac avec ses draps. Les lits sont aussi courts, c'est-à-dire qu’à moins d’être aussi petit que Marjo, vos pieds dépassent, et chacun qui passe dans le couloir a le droit de se prendre des chaussettes sales dans la tête et dans les jambes tous les mètres !

Nous passons trois jours à lire, dessiner, montrer nos dessins, regarder des photos de nos voisins, essayer de communiquer avec eux, avec quelques mots, des dessins et des gestes, à observer, à manger des choses pas bonnes et des cochonneries, à boire du thé, goûter du poisson fumé, boire de la bière, écouter de la musique, dormir, discuter, jouer aux cartes avec des ouzbèkes, … et profiter de l’ambiance que l’on peut trouver dans un train dans lequel on passe trois journées pleines !!

Dans tout le wagon, seulement cinq passagers resteront tout le long : Alex et Lana, nous, et Elena.

Elena logeait à quelques « compartiments » du nôtre, et est venue le premier jour lire son journal sur la table d’à côté qui était libre. Après qu’on lui ait offert un petit bonbon, elle a très vite donné à marjo un papier avec son numéro de téléphone, en nous proposant de l’appeler une fois à Irkoutsk. Elle a fini par nous proposer de venir dormir chez elle en arrivant, et nous avons d’ailleurs compris à ce moment-là que le train arrivait à 21h30 heure de MOSCOU, soit 2h30 heure locale, à Irkoutsk… Tant mieux, donc, qu’on ait pu s’ôter de la tête l’idée de devoir trouver un hôtel dans une ville inconnue en pleine nuit !

En sortant du train, nous suivons donc Léna. Son mari, Igor, est venu nous chercher. Nous montons dans la voiture, un peu à l’aveuglette mais persuadés de la gentillesse extrême de ce couple ! Ils habitent un peu à l’extérieur de la ville, dans un petit village qui se trouve, on le découvrira au réveil, au bord du fleuve « Angara » , qui va se jeter dans le lac Baïkal à 65km de là.

Nos trois jours à Irkoutsk, la gentillesse infinie de la famille et nos supers moments avec eux avec l’aide d’un petit guide russe-français offert par Victoria, la fille d’Elena et Igor, les visas mongoles, nos billets direction la Mongolie, notre séjour sur l’île d’Olkhon et la suite du programme au prochain épisode ..!

Commentaires (2) Trackbacks (0)
  1. Quand je vous lis, j’ai parfois l’impression d’être devant un film; tant de rencontres et de gentillesses de la part de vos hôtes semble parfois inimaginable! Ce que vous vivez est magique!

    • tu deviens poete nana ! merci de tous ces commentaires ca nous donne du courage ! (ah, parce qu il en faut un peu quand meme !!!!!)


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