ESKANOUIL'
11Avr/121

Cambodge, sur les sentiers du Mekong.

22, février, mercredi. Première nuit dans la paisible enceinte d’une pagode.

Le réveil sonne tôt et nous rassemblons nos affaires pour aller charger nos sacs et toutes nos babioles dans la remorque de Patrick.

Nous avons l’intention de continuer notre route au bord du Mékong et de remonter ainsi vers le  Laos. Nous sortons doucement de Phnom Penh et nous dirigeons vers la campagne qui nous manque déjà. En fin d’après-midi, après qu’on nous ait affirmé qu’on ne pouvait pas trouver d’hôtel ou d’auberge dans les environs, nous décidons de retenter notre chance dans une pagode en bord de route. Nous avons déjà bien quitté Phnom Penh et avons entamé une route de terre.

Un professeur d’informatique nous accueille et accepte notre demande de planter la tente à côté de la pagode. Peu à peu, notre présence attire les passants : la pagode est situé entre deux parties du village, c’est donc un lieu de passage. Une vieille dame arrive et nous parle en khmer, puis une autre dame, plus jeune, avec un grand sourire et des yeux pétillants (qui est venue chercher ses vaches qui passent leur journée à la pagode), puis des enfants, puis d’autres gens… Deux jeunes parlent un peu anglais et nous font comprendre que ces deux dames sont inquiètes pour nous et qu’elles préfèreraient qu’on aille dormir dans la pagode. Les moines nous diront la même chose. Après toutes ces discussions, nous allons mettre la tente plus près de la pagode : le fait qu’on la pose sur du béton surélevé et sous un toit leur suffit, on comprend alors qu’ils avaient surtout peur des insectes et de la pluie. Pour nous, c’est enfait moins confortable, mais bon !

La vieille dame du début et Marjo échangent quelques phrases, chacune dans leur langue, elle se laissera photographier et en échange, aura une petite photo d’identité qui traine dans le porte feuille de la grenouille depuis quelques temps. Elle rentre ensuite chez elle, puis revient enfait quelques minutes plus tard : elle était allée chercher dans son jardin deux grosses mangues qu’elle nous offre. Elle repart ensuite, et cette fois c’est pour aller nous chercher une grosse grappe de bananes !

23, février, jeudi. Le sourire de Ô.

A notre réveil, la  jeune femme au grand sourire est là, avec son fils d’un an et une petite voisine. On se rend compte alors qu’elle nous attend ! Elle nous fait comprendre qu’elle nous invite à manger le petit déjeuner chez elle.

On la suit en poussant nos vélos à travers les petits chemins pour arriver jusqu’à sa maison, qui est enfait la maison de sa mère. Très vite, le voisinage accourt, on se retrouve avec dix enfants autour, le frère, la belle sœur, la maman, le voisin…

Elle s’appelle Ô. Son rire nous plait, elle est gaie, spontanée, et amusée de nous parler en khmer tout en sachant très bien qu’on n’y comprend rien. Elle s’en fout, elle nous aime bien et c’est tout. Elle nous fait alors comprendre qu’on ne repartira pas de son village aujourd’hui, car elle compte bien nous nourrir, nous reposer et passer la journée près de nous… Nous acceptons et nous laissons bercer par le rythme du village de Preah Brosob.

On part ensuite avec les enfants du coin visiter le village, la pagode, les bords du Mékong et ses installations pour se baigner et se laver, les maisons des voisines… Les enfants s chamaillent pour avoir un bout de main pour marcher aux côtés des deux invités : rapidement presque chaque doigt de chaque main est occupé !

Après manger, Ô nous installe une natte sur la table-lit du salon pour que nous puissions faire une petite sieste, éventés par le ventilo qu’elle nous installe juste à côté. Après la sieste, c’est l’heure de la douche, et nous expérimentons alors leur mode de lavage de tous les jours : Ô donne un krama à Seb qu’il noue autour de sa taille, et un plus grand tissus fleuri à Marjo qu’elle noue autour de la poitrine, et à la vue de tous, dans le jardin, nous nous lavons tant bien que mal aux jarres pleines d’eau du Mékong. Dans l’après-midi, nous allons donc nous équiper de kramas pour les prochaines fois !

Dans l’après-midi, on aide Ô à décortiquer des maïs, si ils savaient que chez nous on peut les trouver en boîte… Marjo part en vélo avec une petite voisine sur le porte bagage pour aller chercher du gaz pour faire griller les maïs.

La maison de Ô est pleine de vie, tout le monde, enfants comme adultes, passe, vient regarder un bout de télé, manger un bout, ou simplement discuter. Est-ce parce que nous sommes là ?

Dans l’après-midi, le fils de Ô se met tout d’un coup à crier. On le voit, assis par terre, le câble électrique du ventilo dans la main : il s’est électrocuté, puis brûlé. Nous ne voyons pas tout de suite le dégât sur sa petite main, et nous sommes étonnés de voir sa grand-mère lui appliquer du dentifrice pour le désinfecter !  Nous décidons quand même de regarder, et le trou est gros et vilain… Tant mieux, ou tant pis, nous avons plusieurs tubes de Bétadine et une petite bande qui lui évitera de mettre trop de saletés dans la plaie…

Tous ces enfants autour de nous, c’est le moment d’aller faire un tour au marché et d’acheter quelques craies et quelques feuilles… On revient dix minutes plus tard suivis des petits curieux, et nous nous installons dehors devant la maison de Ô. Les enfants et les parents sont ravis, on leur montre l’escargot et la grenouille et chacun peut ensuite donner libre cours à son imagination !

Malheureusement pour Marjo, c’est l’heure pour Ô d’aller chercher les vaches, elle confit donc à sa nouvelle copine son petit le temps de son absence : déjà, les bébés, Marjo, elle n’est pas trop habituée, mais en plus un bébé khmer qui parle pas la même langue et qui vient de se brûler violemment… Ca lui prend toute son attention !

Juste avant le coucher du soleil, la petite sœur de Ô nous propose d’aller nous baigner. Ca semble être la bonne heure pour eux, même si pour nous ce n’est pas idéal car c’est l’heure des moustiques ! On rejoint le bord du fleuve à travers le village, suivis par tous les enfants. Deux hommes sont en train de se laver, krama autour de la taille, un d’eux parlent un peu français. Les hommes se baignent en krama, les petits tout nus et les jeunes femmes ou les femmes presque toutes habillées. Bien sur, on respecte les traditions même si nos garde robe n’est pas vraiment adaptée ! On apprécie le beau coucher de soleil.

En soirée, nous sommes invités chez Taon, le frère de Ô, à boire du vin de palme et manger du poisson séché. Lui vit avec sa femme et ses enfants dans une modeste baraque en bois sans électricité derrière là ou vit Ô, son fils, sa petite sœur et leur maman.

Après un verre de coca glacé, c’est l’heure d’aller se coucher et nous nous glissons sous notre moustiquaire installée sur le lit-table du salon.

24, février, vendredi. Pagode en fête.

On est bien avec notre nouvelle copine et le village, mais il ne faut pas qu’on parte trop tard. Ô nous sert au petit déjeuner un « tao » : noodles avec soupe de poisson et fleur de banane râpée, le tout servi froid.

Puis, après avoir essayé la veille à plusieurs reprises de nous décrocher deux noix de coco de son cocotier, elle nous apporte son trophée du jour et nous les ouvre à la machette. Nous dégustons notre eau de coco tout en savourant nos derniers moments avec la famille.

Les au-revoir sont émouvants, nous avons heureusement pu obtenir l’adresse de la pagode grâce à un moine anglophone : nous pourrons donc leur envoyer des photos, et revenir les voir si nous revenons au Cambodge.

Cette journée est difficile car nous roulons maintenant sur une bonne route de terre comme on les aime, souvent recouverte de sable dans lequel vient s’enliser les roues de nos bolides tout terrain.

En fin de journée, nous arrivons au point où, si nous voulons continuer notre route, nous devons repasser sur la rive gauche du Mékong. Nous décidons donc de ne prendre le bateau que demain matin, et de se mettre en quête d’un endroit où dormir. Une jeune fille qui parle un peu anglais nous propose toute excitée de dormir chez elle, mais elle s’est emballée trop vite car l’accueil en arrivant dans le jardin de ses parents nous laisse perplexe : effectivement, ils n’ont pas l’air d’être d’accord, et la pauvre fille, vexée, tente de nous aider à trouver autre chose.
Finalement, nous décidons d’aller voir à la pagode, même si on nous a dit que celle-ci était en fête. Effectivement, en arrivant vers le temple, il y a des stands de nourriture et des gens de partout : pas idéal pour planter la tente ! En allant un peu plus loin, nous découvrons la vieille pagode qui, elle, est prête à nous accueillir. Les jeunes moines nous proposent de dormir à l’intérieur ce que nous acceptons : nous installons la moustiquaire de notre tente dans le hall d’un des logements.

Après une toilette de chat dehors auprès des jarres pleines d’eau du Mékong et à l’aide de nos kramas, nous allons faire un tour avec les jeunes moines à l’autre pagode qui vient d’être construite, et dégustons une soupe de noodles à un des stands autour du temple.

Nous entrons ensuite dans cette pagode toute neuve et pleine de couleurs, les fidèles allument de l’encens, laisse des offrandes… La musique anime tout le quartier. Dehors, un moine parle devant ses fidèles et une caméra. Pendant que les uns mangent des soupes de noodles ou dégustent un sandwich et que les autres boivent de la bière, les enfants eux ont la joie de pouvoir faire vibrer leur petit cœur grâce aux nombreux manèges installés sur le terrain de la pagode !

25, février, samedi. Le portable de Seb a disparu !

Nous arrivons à Champong Cam en début d’après-midi après une dure route sans rien à manger et sans rien à boire et pleine de soleil. La soirée pour Seb est rythmée par sa deuxième indigestion du voyage (un fruit exotique trop mûr) ; Marjo, elle, va manger des noodles frits au bord du Mékong.

Le lendemain, nous louons un scooter et allons nous promener dans les environs et découvrir le temple en ruine de la ville, que nous prenons plaisir à visiter : le lieu est dépourvu de touristes, gratuit, et quelques fidèles font la sieste dans la salle remise à neuf au milieu du vieux temple.

En revenant à l’auberge, on remarque avec énervement que nos sacs ont été fouillés. On fait l’inventaire, et manque à l’appel le téléphone de Seb, bas de gamme, puce française, batterie vide et sans carte sim… Marjo avait eu l’illumination de planquer l’ordi sous la couverture en partant, et nous avions l’appareil photo avec nous… Mais le principe nous énerve, d’autant plus que nous sommes presque surs que la personne savait que nous étions partis en scooter et pour un certain temps… Mais le personnel de cette auberge ne parle anglais que quand cela leur chante, et la patronne se vexe lorsque Marjo essaie juste de lui expliquer qu’il faut faire attention et peut-être changer la serrure de la chambre qui est vraiment en mauvais état et qu’on peut dégommer avec une carte vitale !

Nous profitons quand meme de notre fin d’apres-midi pour manger observer avec amusement et sans se lacer les cours d’aerobique et de danse en pleine rue, musique a fond et sportifs en rythme. Nous voyons cela dans toutes les villes d’Asie depuis la Chine, mais avions oublie d’en parler…

27, février, lundi. Dessins en pagode.

Aujourd’hui, nous prenons notre temps et « profitons » de la vague de chaleur pour lire, dessiner, écrire et discuter. Nous partons vers 16h et ne roulons que très peu pour arriver à une pagode en bord de route. Nous sommes accueillis par Samoeun, ses quatre petits frères, son père Sok San (chef de la pagode) et les moines, tous très jeunes.

Marjo profite de la lumière du soleil restante pour dessiner cette pagode magnifique entourée de cocotiers. Très vite, elle se retrouve entourée de tous les habitants de la pagode et, intimidée, elle termine tant bien que mal son dessin tout en sentant tous ces regards impatients sur elle. Les jeunes moines s’éloigneront comme des oiseaux dès qu’elle se relèvera, et elle réalise seulement en voyant les photos prises par Seb qu’ils étaient si nombreux !

Le soir, Samoeun nous propose de dîner avec eux, puis son père nous demande de le dessiner. Chacun d’entre nous essaie, non sans difficulté, de dresser un portrait de lui. Au final, aucun des deux ne lui ressemble vraiment, mais le moine a l’air satisfait du résultat et nous remercie.

Nous nous endormons sous notre moustiquaire dans un bel endroit sous les cocotiers, la lune ce soir dessine un sourire dans le ciel.

28, février, mardi. Réveil matin.

Le réveil est agréable, nous regardons de l’intérieur de notre moustiquaire le soleil se lever juste à côté de la pagode. Ce matin-là, nous décollons à 6h40 !

Il fait chaud et nous roulons sur une route difficile, mais belle. Nous repassons sur la rive droite du Mékong. En fin de journée, c’est devenu une habitude, nous allons demander aux moines de mettre la tente dans l’enceinte de la pagode. Ils ne se préoccupent pas vraiment de nous mais notre présence attirera vite tous les enfants du quartier. La plupart sont très gentils quoi que très timides, ils se battent pour ne pas être celui qui offrira la fleur qu’ils viennent de cueillir à Marjo et restent à quelques mètres de nous en nous observant, malgré nos invitations à s’approcher !

29, février, mercredi. Le petit khmer nous embete !

Au petit matin, qui ne voit-on pas arriver sur son vélo accompagné de son petit frère ? Un des enfants de la veille, un peu plus insistant que les autres. Ce jeune homme est un peu bizarre, il touche tout, et n’est finalement pas très agréable en voulant, surement, être trop gentil. Lorsqu’il arrive, Marjo se réveille tout juste et s’apprête à s’habiller sous la moustiquaire, cela ne le dérange pas, il regarde, fixe même ! De bon matin, c’est encore moins supportable que la veille ! Notre jeune ami ne comprendra pas nos demandes de s’éloigner un peu et d’arrêter de nous fixer droit comme un piquet. Tant pis, nous ne prenons pas trop notre temps et décollons en direction du prochain bouiboui pour avaler notre soupe de noodles matinale.

Entre midi et deux, enfin, entre dix heures et quinze heures, nous profitons du Mékong et restons sous un arbre à bavasser en regardant passer les pêcheurs.

Dans l’après-midi, nous avons le plaisir de rejoindre une route goudronnée mais pas trop fréquentée, qui nous amènera le soir même à une autre pagode peinte en rose. Nous plantons la tente sous deux grands cocotiers.

1, mars, jeudi. 140 kilomètres avec Babeth et Patrick dans le pick up à l’arrière d’un 4x4.

Nous décidons ce jour là de tenter le stop pour avancer un peu plus vite sur ce tronçon de route qui n’a pas l’air très marrant : nous sommes sur le point de rejoindre la nationale, et qui dit nationale dit béton, soleil et pas de petits villages !

En arrivant sur cette nationale, nous sommes un peu effrayés non seulement de constater qu’effectivement, la route ne s’annonce pas très rigolote, mais qu’en plus très peu de monde passe par ici…

Après un peu d’attente, Jo s’arrête et nous embarque. Il ne se laisse pas effrayer deux secondes par le fait que Patrick ne rentre pas vraiment dans le pick up, non, il attrape une corde et saucissonne le tout. Il nous demande quand même de rester à l’arrière avec les vélos pour les tenir au cas où et nous rassure, il ne va pas rouler trop vite…

Nous ne devons pas avoir la même notion de vitesse car notre cher 4x4 métallisé fait ronronner son moteur et double bus, camions et autres 4x4, sur de lui en évitant les gros trous de la route en construction (avec une moyenne de 110 km/h, d’après nos calculs : à l’arrière, ca décoiffe) !

Nous arrivons en fin de matinée à Stung Streng où Jo nous fait pénétrer dans l’enceinte de son église. Il vient de Corée, est curé et habite au Laos depuis onze ans. Il nous invite gentiment à manger du bon poisson, puis nous propose de rester pour la nuit. Nous refusons, l’idée de dormir dans un bon lit, de prendre une bonne douche et de ne devoir parler qu’en français est déjà bien installée dans notre tête… Ce qu’il comprend parfaitement !

Nous profitons donc de notre douche chaude à l’hôtel (ça faisait longtemps !) et de la fraicheur du Mékong pour siroter quelques bières et regarder les passants et le mariage qui a lieu ce soir là sur la place centrale de la petite ville.

2, mars, vendredi. Un p’tit tour au marché.

Depuis le début de notre voyage, on aime flâner dans les marchés et observer tous ces produits qu’on peut y trouver. Le marché de Strung Streng est à moitié à l’extérieur, à moitié sous des toits de taules et des grands tissus placés de sorte à cacher le soleil.

Si ici on a du mal à trouver quelques habits à notre goût (nos tee shirts commencent à ne plus ressembler à grand-chose…), on a aucun soucis à trouver filtre à café, baume du tigre et autres variantes, fruits, légumes, tissus, pain, beignets, fourchettes, poules, plantes médécinales, babioles en tout genre, montres en « or », …

3, mars, samedi. Passage en Somaly, km8.

Après s’être trompé de route et avoir croisé un gros scorpion, nous arrivons sur la route numéro 7, qui n’est rien d’autre qu’une route de béton sans ombre et sans vie. Nous essayons à tout prix de l’éviter ce qui nous permettra de faire un long détour sur les chemins en bord du Mékong. Nous nous retrouvons sur des petits sentiers sur lesquels Patrick a du mal à mettre ses trois roues, rencontrons les villageois et apprécions la beauté de cette partie du Mékong, parsemé de petites îles très touffues. Nous ne sommes plus très loin de la région où nous pouvons voir les dauphins d’eau douce… qu’on ne verra pas.

Nous repassons quand même sur la grande route juste avant manger et on s’arrête par hasard chez Somaly, au km8 après Stung Streng (oui, on a fait un gros détour !). Elle parle très bien anglais et aime la visite des étrangers, d’ailleurs, elle a accroché des photos qu’on lui a envoyé : plusieurs couples de français à vélo sont déjà passé par là !

Elle nous prépare un repas du tonnerre qui tombe à pic pour nous donner du courage pour cette route qui ne va sans doute pas être très facile.

Somaly a cinq enfants et son mari est mort après la naissance de la dernière, qui est là et qui est toute aussi fière que sa maman de nous dire les quelques mots que cette dernière lui a appris en anglais.

Pour subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille, elle fait à manger mais vend aussi des médicaments : elle nous raconte d’ailleurs qu’elle nous a vu en allant à la pharmacie à la ville, ce matin !

En plus de vendre aux voisins des médicaments « industriels » qu’elle va acheter en ville, elle s’intéresse à la médecine traditionnelle et fait notamment un mélange d’écorces de quinze arbres différents qui soigne les maux de ventre. Nous voulons lui en acheter, mais elle refuse et nous offre deux paquets colorés avec le sourire.

Malgré son invitation à passer la nuit ici, nous repartons, nous avons encore beaucoup de kilomètres à parcourir avant notre arrivée au Laos.

Nous parcourons une cinquantaine de kilomètres cette après-midi là, sur une route inintéressante et sans ombre. Nous sommes un peu déçus de finir notre ascension cambodgienne dans ces conditions, mais bon ! Le soir, nous demandons à la première maison du village où dormir : nous sommes chez le médecin et il nous fait une place dans une maison derrière la sienne, qui doit lui servir de cabinet.

4, mars, dimanche. Bakchich à la frontière !

Après un bon café, la pluie menace et nous nous dépêchons de rejoindre la frontière. Cette fois, nous avons fait nos visas à l’avance. A la sortie du Cambodge, les douaniers ne se doutent pas que nous comprenons quelques mots de khmer et nous sommes amusés d’entendre l’un demander à l’autre s’il nous demande un ou deux dollars… Ils finissent par nous demander deux dollars par tête, nous refusons, discutons, puis ne payons qu’un dollar chacun, « pour le tampon » !

Nous remontons sur nos vélos pour parcourir les quelques mètres du no man’s land en les deux pays.

A bientôt royaume khmer !

LES PHOTOS !

Commentaires (1) Trackbacks (0)
  1. Toutes ces rencontres et cette chaleur humaine (y compris les moustiques hi hi hi!!), racontées et montrées en photo: c’est fabuleux et aussi émouvant: quelle richesse pour vous deux


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