ESKANOUIL'
11Juil/115

Aujourd’hui, il a fait chaud …

Aujourd’hui, il a fait chaud, très chaud, et seule l’envie de jouer aux dés nous est venue… Pendant la partie, un vent très fort s’est levé d’un coup,  "il va pleuvoir !" a-t-on dit à Védo.

Oui, mais "tous les 11 juillet, le vent se lève, et il pleut soit le soir même, soit le lendemain" nous a-t-il répondu.

Il a effectivement plu à Sarajevo, et à Srebenica.

Le 11 juillet, c’est un jour spécial en Bosnie-Herzégovine, plus particulièrement pour les musulmans (dits Bosniaques-en France). C’est la commémoration du massacre de Srebrenica. Aujourd’hui, pas de musique dans les bars, que de la musique classique à la télé, mise à part la cérémonie filmée sur place, une prière plus longue est émanée du minaret, le pays est en deuil (mais ce n’est pas un jour férié.).

Tous les ans, des corps sont exhumés pour être enterrés « dignement ». Cette année, Environ 20 000 personnes se sont rassemblées au mémorial Potočari, et 613 victimes identifiées ont été enterrées dans le cimetière où reposent déjà plus de 4 500 victimes.

Pour en savoir plus, voici un petit article trouvé sur wikipédia concernant le massacre de Srebrenica:

Le Massacre de Srebrenica, également appelé « Génocide de Srebrenica », désigne le massacre de 6 000 à 8 000 hommes et adolescents Bosniaques, aussi appelés « Musulmans », dans la région de Srebrenica en Bosnie-Herzégovine au mois de juillet 1995 durant la guerre de Bosnie-Herzégovine.

Les massacres ont été perpétrés par des unités de l'Armée de la République serbe de Bosnie (VRS) sous le commandement du général Ratko Mladić, appuyées par une unité paramilitaire de Serbie, les Scorpions, dans une ville déclarée « zone de sécurité » par l'Organisation des Nations unies (ONU). Cette dernière y maintenait une force d'environ 400 Casques bleus néerlandais, présents dans la région de Srebrenica au moment du massacre.

Le massacre de Srebrenica est considéré comme le « pire massacre commis en Europe depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale »et a été qualifié de génocide par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie et la Cour internationale de justice à plusieurs reprises bien que l'usage du terme soit débattu.

En février 2006, la Cour internationale de justice rejette la responsabilité de la Serbie dans le génocide mais souligne que l'État serbe n'a pas pris « toutes les mesures en son pouvoir » pour éviter ces événements. En mars 2010, le parlement de Serbie reconnaît le massacre de Srebrenica, geste lu comme un premier signal pour la réconciliation de toute la région par les instances de l'Union européenne.

Un mémorial a été créé à Potočari en l'honneur des victimes du massacre, principalement des hommes et des jeunes garçons en âge de porter les armes, même si l'on compte des victimes au-delà de cette catégorie.

Commentaires (5) Trackbacks (0)
  1. merci marjo de nous refaire toute notre culture ^^ (enfin, jparle pour moi …. )

  2. vous avez su retranscrire avec l’ annonce de cet orage , le ressenti de ce peuple meurtri .
    quelle émotion .

  3. je suis bien d’accord avec l’autre « mam » (!) – c’est bien raconté, vivant, on sent l’orage et sa menace, et en effet que c’est émouvant!
    Par contre dans l’image où tu es si beau dans ton k-way, on se demande, seb, si tu ne sors pas le pouce du mauvais côté de la route! c’est pas pour ça que ça ne marchait pas bien?!

    • Effectivement ! (jolie observation ;))
      A ce moment là, nous étions bien du mauvais coté de la route pour stopper les voitures…
      Mais ce n’est pas l’air Bosnien qui nous a fait tourner la tête, mais seulement le fait que de l’autre coté (le « bon » coté) il n’avait que très peu de place pour s’installer, nous et nos sacs, et que cela nous paraissait un peu trop dangereux à cause de la vitesse à laquelle passaient les belles Mercedes (et les vieux poids lourds, de la même marque) et qu’en plus, le grand filet d’acier accroché à la falaise, censé retenir les fréquentes chutes de pierre, ne nous a pas semblé si amical que cela.

      En français, c’est facile à expliquer, mais le faire comprendre, en allemand (ou du moins, ce qu’il m’en reste) à un bosnien nous ayant fait la même remarque, c’est plus dur.

      Et pour conclure, l’heureux conducteur (bosnien… par la définition suivante), n’a pas eu de mal à traverser la départementale sinueuse pour venir nous récupérer, à contre sens, devant le restaurant humide (mais tout de même moins mouillé que mes papuchas*)…

      Encore une victoire pour l’équipe Eskanouil’ !!

      *Tongs, en bosniaque

      • Je te reconnais bien là mon fils. Tu n’es pas comme ton père qui confond la gauche et la droite (et qui du coup vote écolo…). Toi quand tu es à gauche, c’est qu’une réflexion adroite t’as conduit à envisager qu’à droite tu risquais d’être un peu gauche parce que ce n’est pas le meilleur endroit, et puis que de toutes façons, comme la gauche c’est juste en face de la droite…
        Alors que certains pourraient penser que comme moi à ton âge, tu t’étais mis à gauche, simplement parce que c’est ton côté rebelle.
        Dans tous les cas, c’est comme ça que je t’aime mon fils.
        Et puis l’essentiel c’est de ne pas rester au milieu du chemin…
        Bonne route !


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